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Dans la noirceur de la nuit

11 septembre 2016
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Dans la noirceur de la nuit

Doucement, je passe ma main dans tes cheveux épais et sombres,

Profondément j’en respire le parfum incandescent et je deviens ivre.

Ivre de ton odeur sucrée je perds la tête dans l’intimité de la pénombre.

Je me couche dans le lit de tes bras, et je me laisse timidement accueillir

*

En ton sein, je me drape de ta peau, de ton corps, de tes mot chuchotés.

Je les laisse me border tel un enfant à qui l’on conte une belle histoire.

Et tu deviens ma lune dans le noir, la nuit de mes rêves éveillés,

Le berceau de mes histoires passées, et tu deviens ma lumière dans le soir.

*

Dans le silence de l’obscurité je m’abandonne et je te raconte,

Les histoires avant toi, les bonheurs, les blessures et mes émois.

Ta respiration chaude et lente me berce et je m’endors dans l’ombre

De tes songes qui ne seront jamais miens, de ce royaume secret dont tu es roi.

*

Je regarde les traits de ton être se dessiner dans les rayons de soleil du matin

Et du bout de mes doigts, j’en dessine les contours, je te peins dans l’invisible,

Dans la lumière du jour, dans le chagrin et dans l’amour, je te retiens.

Encore quelques caresses, avant que tu disparaisses, avant l’inaccessible.

*

La faute à nos vents contraires, nos cicatrices et nos mots étouffés,

A nos lèvres trop passionnées et nos paroles effarouchées.

La faute à nos genoux trop écorchés à force de s’être accrochés

Et à nos bras qui ont trop enlacé pour finir repoussés.

*

Nos langues se seront parlées mille fois sans un son,

Mais jamais elles n’auront dit ce que nous voulions entendre.

Et pourtant, nos yeux ce sont tellement racontés, avec émotion,

Notre envie d’être aimé, de le crier, de le murmurer et de ne pas attendre.

*

Mais il est trop tard, trop tôt, pas encore, trop présent, déjà passé.

L’encre ne coulera jamais sur le papier pour raconter notre histoire

Car elle n’aura été qu’un battement de coeur raté,

Le mirage d’une oasis aux reflets brillants d’espoir.

*

Nous avons emmêler nos corps, encore et encore pour mieux les défaire

Cherché la chaleur de l’autre pour nous endormir, en douceur, sans un bruit.

Nous avons évité les débauches de sentiments, et même cherché à les faire taire

Car, au fond, ce qu’on désirait c’était se sentir moins seuls dans la noirceur de la nuit.

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