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Et si… ?

24 avril 2016
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Alléger sa valise des émotions passées.

Se croire capable.

Oser.

On se demande tous à quoi aurait pu ressembler notre vie si nous n’avions pas vécu certains événements. Souvent les évènements difficiles, presque toujours ceux-là. Notre cerveau est fait de telle sorte, qu’il s’attache beaucoup plus aux souvenirs douloureux, aux regrets : « Et si je n’avais pas fait ça ? », « Et si j’avais osé ? », « Et si je ne l’avais pas rencontré ? », « Et si ce jour-là je n’étais pas sortie ? », « Et si j’avais su plus tôt »…

On traîne avec nous ce bagage, parfois pesant, souvent trop lourd. Pour certains il finit même par les empêcher d’avancer, il les maintient sur place, immobiles et ces personnes finissent par rater les voyages de leur vie. Ils ratent des rencontres que leur réservait une autre histoire, ils passent à côté d’opportunités qui auraient pu changer leur destinée. Pourquoi ? Parce que ce bagage qu’ils transportent est rempli de choses très laides, de choses terrifiantes. Il est rempli de peurs, de colères, de remords, de haines, de tristesses, d’angoisses, d’insécurités, de craintes, de chaînes et de boulets, de liens trop serrés, et surtout de « Et si… ».

« Et si c’était le mauvais choix ? », « Et si je n’y arrivais pas ? », « Et si on ne m’aimait pas ? », « Et si on me jugeait ? », « Et si je n’étais pas fait(e) pour ça ? », « Et si je tombais ? Et si la chute était trop douloureuse ? »… La liste est longue, trop longue. Et je la connais bien cette liste, qu’est-ce qu’elle m’est familière, beaucoup trop ! Mais aujourd’hui, depuis quelques mois, chaque jour, j’essaie de la raccourcir. J’essaie de la changer, de la transformer, de me transformer.

C’est dur, ça demande du travail, ça demande des efforts bien plus intenses que je ne l’aurais pensé, ça demande de s’accrocher, ça demande de se confronter à ses peurs, à ses démons, ça demande de croire, très fort, en l’avenir, en nous, en tout. Et ça demande de commencer à vider sa valise. Cette fameuse valise qui pèse bien trop et qui ne permet pas de voyager, qui nous laisse sur le quai, dans l’aéroport. Assis, seuls, sur sa chaise, dans un terminal où d’autres comme nous attendent un miracle. On peut voir décoller les avions de ceux qui ont décidé de ne pas attendre que tout leur tombe du ciel. On peut voir des futurs passagers passer en courant à côté de nous, le sourire aux lèvres, pressés de partir pour leur prochaine destination remplie de surprises et d’inconnu. Et pour ceux qui restent, ça fait mal, si mal. Une véritable nausée de l’âme, du cœur.

Je n’ai plus envie d’être malade, je n’ai plus envie d’être celle qui regarde les autres s’envoler, oser, et surtout, réussir. Quelle frustration ! Quelle atroce sensation de se dire que nous, nous ne faisons rien pour que ça change et qu’on reste là, malheureux, nauséeux ! Alors que si nous sommes capables de nous poser toutes ces questions, d’avoir ces pensées, de comprendre que notre vie pourrait être bien mieux, plus heureuse, c’est que nous avons le potentiel pour avancer. Pourtant, l’on passe à côté. Et quelle douleur de se dire que nous l’avons mais que nous ne faisons rien pour changer, pour se changer ! Que nous restons bloqués là. Dans ce terminal trop froid, trop étroit, trop oppressant, trop étouffant. Maudite valise !

Et si, cette fois, on pensait à des « Et si » plus positifs, plus heureux, plus beaux ? Et si on commençait par se dire que si cette valise est trop lourde, c’est parce que nous l’avons trop remplie, nous, de vilaines choses ? Quelle est bien trop lourde, parce que nous avons décidé de ne garder que des choses trop pesantes ? Que nous avons le choix de la vider, de l’alléger ? Et qu’il n’y a que nous qui pouvons le faire et personne d’autre. Nous seuls. Et c’était ça qui faisait si peur ? Comprendre que pour changer de vie, il ne faudra pas compter sur un « sauveur » extérieur, car notre seul sauveur, c’est nous-même. C’est lorsqu’on le comprend que tout prend sens, que tout devient angoissant, mais que tout peut commencer à changer. On commencera, alors, à faire les bonnes rencontres, on se permettra d’être vraiment nous, on s’autorisera plus de choses, y compris des choses qui nous faisaient peur.

Oui, c’est vrai qu’on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir, de quoi seront faits nos lendemains. Et ça peut faire très peur. Mais si on le savait déjà, quel intérêt aurait la vie ? Les belles surprises n’auraient plus la même intensité, les belles rencontres n’auraient plus le même impact, le bonheur n’aurait plus la même saveur. Et puis, pourquoi penser que l’avenir sera forcément un échec ? Pourquoi anticiper notre chute avant même d’être tombé ? Pourquoi toujours penser au pire ? Et si le meilleur se trouvait dans ce futur ? Se trouvait dans les décisions du présent, dans le courage que nous faisons grandir en nous, aujourd’hui, pour construire un futur plus beau pour demain ? Et si, au lieu de croire que le pire est à venir, on se forgeait un bel espoir en ce qui nous attend ? Et si on commençait à imaginer notre vie comme on la rêve ? L’imaginer au plus proche de ce à quoi aspire notre cœur. Et si, on transformait nos « Et si » négatifs, en des « Et si » positifs… Et qu’on commençait à s’autoriser à croire en nous ?

« Et si ma vie devenait plus belle ? », « Et si j’écoutais mon cœur ? », « Et si je m’autorisais à être moi même ? », « Et si j’osais ? », « Et si je prenais mon courage à deux mains ? », « Et si l’avenir devenait plus beau ? », « Et si ça marchait ? », « Et si j’y arrivais ? », « Et si j’étais capable ? »… Qu’est-ce que vous ressentez en pensant de façon plus optimiste ? Je ne sais pas vous, mais moi, cela remplit mon cœur de bonheur. J’ai l’impression qu‘il s’irradie d‘une lumière chaude, chaleureuse, et je ressens de la gratitude d’être en vie. De la gratitude de pouvoir ressentir de telles émotions, de tels sentiments. Rien qu’en écrivant ces mots, j’ai les larmes aux yeux. Des larmes de joie, des larmes de reconnaissance, des larmes heureuses…

Et d’un coup, je me sens plus légère. J’ai peur, mais je suis si heureuse. J’ai peur, mais je me sens m’envoler. Ma valise est soudain moins lourde, moins pesante, et je commence à mieux respirer, à me redresser, à me sentir moins nauséeuse, moins frustrée, moins malheureuse…

Et si ça marchait ? Et si je réussissais ? Et si… J’étais capable ?

Je veux croire en moi. Cela fait trop longtemps que je me suis abîmée, que je me suis épuisée, que je me suis maltraitée, que j’attends sur ce quai ou dans ce terminal sans m’envoler. Je veux croire en ce que j’ai dans le cœur, en ce que j’ai à offrir, à apporter aux autres, au monde, à mon échelle, avec mes capacités. Je veux me sentir fière de moi, je veux croire en moi, je veux me sentir capable, je veux réaliser une vie qui me ressemble, et je veux être heureuse d’y parvenir. Alors, chaque jour, j’essaie un peu plus. Chaque jour j’essaie d’y croire encore un peu plus. Toujours plus. Doucement, à mon rythme mais j’essaie d’avancer, de délester ma valise.

L’important, c’est d’essayer, pour ne rien regretter.

Ne vous enfermez pas dans une vie que vous n’aimez pas et tentez de construire chaque jour, un peu plus, une vie qui vous ressemble, pour arriver au bout du chemin en étant heureux et fiers de ce que vous aurez vécu.

Si cet article vous inspire, n’hésitez pas à le partager autour de vous, pour inspirer les gens que vous aimez !

Et moi, je vous aime aussi,

Hélène.

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4 Comments

  • Reply jessica 24 avril 2016 at 21 h 47 min

    Merci ma belle helene pour ce joli article qui me ressemble tant.
    Va falloir que je la vide cette valise car elle me donne mal au dos depuis trop longtemps

    je t’embrasse tres fort et à tres vite

    jess

    • Reply Melle Myu 24 avril 2016 at 22 h 21 min

      Oui elles font mal au dos ces valises en effet, elles nous empêchent de respirer et nous courbent jusqu’au sol. Alors allégeons là, redressons-nous, et commençons à mieux respirer et à se sentir plus libres ! :)

      Je t’embrasse fort ma Jess, tu peux y arriver aussi ! <3

  • Reply Baptiste 25 avril 2016 at 14 h 06 min

    Qu’il est beau ce texte Hélène… Tu écris tellement bien. Mais surtout, derrière tes mots, je vois celle que tu es en train de devenir, je vois le début de quelque chose de beau. Croire en toi est le plus beau cadeau que tu puisses t’offrir, alors ne t’en prive pas :)

    Merci pour tes mots, belle journée et belle aventure ! :)

    • Reply Melle Myu 25 avril 2016 at 21 h 25 min

      Merci beaucoup Baptiste pour ce joli et gentil commentaire <3

      Je sais que tu es sensible aux changements des gens, et je suis heureuse si tu le vois apparaître chez moi. Je le ressens aussi, et c'est si agréable... Un jour, d'ailleurs, même si Jérémy, m'en a un peu parlé, j'aimerai bien que tu me racontes ton expérience vis-à-vis de ton stage de développement personnel. Ça m'intéresserait vraiment beaucoup :)

      Encore merci Baptiste d'être passé par là et d'avoir laissé une petite trace si douce <3

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